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mon fils est dépressif, alcoolique et fumeur de cannabis

mon fils est dépressif, alcoolique et fumeur de cannabis

Question posée par salomon 27/02/2016

les relations avec lui sont de plus en plus mauvaises, il refuse de nous recevoir

nous ne savons plus quoi faire

il est suivi par un psychiatre mais celui ci ne veut pas nous rencontrer

il ne paie plus ses impots, ses loyers et meme la pension alimentaire pour sa fille et pourtant il travaille

nous avons certainement un mauvais comportement envers lui

nous supportons de plus en plus difficilement ses exces et nous lui faisons des reproches car il a régulièrement sa fille en weekend et en vacances

elle a 6 ans

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4 réponses d'expert

DJ
dr anouar jarraya /tunis tunisie

psychiatre psychothérapeute sexologue | cabinet médical (adultes & enfants)

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Le 27/02/2016

Dr Anouar Jarraya psychiatre psychothérapeute Tunis Bjr madame
Il manque un élément important qui est déjà l'âge de votre fils vous vous plaignez de son comportement "il est dépressif, alcoolique, et fumeur de cannabis"les relations avec lui sont de plus en plus mauvaises,il refuse de nous recevoir"(c'est peut-être sa manière de vous dire qu'il n'est plus un enfant, qu'il est majeur marié divorcé père d'une fillette de six ans, qu'il travaille , gagne sa vie, et la gère à sa façon, et qu'il conteste votre regard
critique sinon intrusif- Vous ne savez plus quoi faire parce que vous partez de ce qui "doit se faire"; vous vous érigez en censeur de ses actes comme s'il était encore mineur: vous vous "sentez" responsable de ses actes- Vous lui faîtes des reproches qu'il n'accepte pas au nom de sa revendication d'autonomie ses dettes (impôts, loyer, pension alimentaire de sa fille sont d'abord ses problèmes et c'est à lui et lui seul d'en répondre- Je ne lui donne pas raison d'agir ainsi mais je respecte son droit de choisir ses actes fussent-ils mauvais;il est assez grand pour les assumer tout seul même si ça vous déplaît- il s'estime à
tort ou à raison, objet d'une "intrusion " de votre part- peut-être l'aviez-vous surprotégé dans son enfance et vous le reproche-t-il ? peut-être était-il un fils unique?
C'est peut-être ainsi que vous vous étiez mal comportés (son père et vous?) avec lui
Je comprends son psychiatre qui refuse de vous recevoir il y a son devoir de confidentialité envers votre fils certes, le risque de perdre le lien de confiance s'il vous recevait malgré l'opinion de votre fils-or il est d'abord le thérapeute de votre fils,pas le vôtre, ni votre auxiliaire,ni votre boite aux lettres adressées à votre fils non plus:il m'est arrivé de rencontrer professionnellement des parents qui s'étonnent-et parfois s'offusquent de l'attitude du psychiatre de leur fils (fille) lorsque ce dernier refuse leur demande de "raisonner" leur enfant, en jouant au porte-parole de ces parents:
Comme parents, vos inquiétudes sont légitimes-le problème est que le discours familial qui prévalait en famille n'ait pas permis de dialoguer avec votre fils, et ce dernier semble vous en imputer la responsabilité car il doit se sentir mal à l'aise avec vous :vous semblez attendre de votre fils de se conformer aux standards sociaux du "socialement correct"-il refuse pour plusieurs raisons--il doit estimer que par égoïsme, vous cherchez in satisfecit social aux dépens de son autonomie-Votre ex-belle-fille semble assez critique à votre égard Que dit-elle de cette séparation?
il ne serait pas si mauvais que vous consultiez un psy pour vous aider à
mieux comprendre cette situation en prenant les choses du bon côté;
C'est très positif que votre fils se soigne pour ses addictions et qu'il "accroche bien avec son psychiatre" comme vous l'a fait remarquer mon collègue patientez, laissez faire le temps quitte à vous faire aider
relisez le passé mais sans prérequis et sans culpabiliser
Bonne chance je reste à votre écoute
Cordialement

MG
maurice gaillard

psychologue et aide aux victimes | psy_vincennes

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Le 27/02/2016

Bonjour ,
Le psychiatre ne veut pas vous recevoir.
Est ce en raison du devoir de confidentialité qu’il a noué avec votre fils ?
Applique t’il à la lettre la règle du mutisme total du psy vis à vis des proches, règle parfois contestable ?
Votre fils et lui ont sans doute abordé cette question. Difficile de savoir exactement.
Que votre fils ait accepté d’être reçu par un psychiatre est déjà un élément positif, car vu le profil que vous décrivez, ce n’était pas gagné.
Et son ex compagne ? Que dit elle de tout cela ?
Dans l’immédiat, ne prenez pas tout sur vous. Laissez lui un peu le temps de progresser à son rythme même si votre inquiétude est bien légitime.
Cordialement à vous

MD
marianne durieux

hypnose holistique et humaniste

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Le 27/02/2016

Bonjour,

Votre fils est adulte et c'est à lui de se gérer.
Vous pourriez prendre du recul par rapport aux aspects matériels afin de vous détacher de ces relations conflictuelles. Vous n'êtes plus responsables de lui.
Conserver des liens avec une personne addictive est difficile. Vous pourriez consulter un psy qui soit le vôtre afin de trouver comment établir une relation différente avec votre fils.
Impôts, pension alimentaire, loyers, chaque débiteur a ses propres moyens d'action et en est responsable. Pas vous.

Votre fils travaille. C'est donc qu'il a gardé certains repères. Il voit un psychiatre. Le psychiatre ne vous recevra pas afin de rester du côté de son patient, hors des préoccupations du quotidien. En tant que parents, que pouvez-vous pour faire rester du côté de votre fils ? Ce ne sont pas les contingences matérielles qui vous y aideront. A vous de choisir.

Selon l'âge de votre petite-fille, vous pourriez envisager une brève discussion avec elle afin qu'elle sache qu'elle peut faire appel à vous si elle se sent préoccupée par quoi que ce soit.

L'amour est un lien précieux.

Vous souhaitant bon courage dans ces moments délicats.

MH
michelle hartemann

professeur agrégé de lettres classiques formateur

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Le 29/02/2016

C'est sûr, votre situation est très difficile, elle vous met dans une grande impuissance à agir ; vous semblez vous heurter comme à une série de portes fermées ; les parents, toujours s'angoissent des douleurs dans lesquelles vivent les enfants, quel que soit l'âge des uns ou des autres ; vous décrivez un fils dans une grande tourmente et accumulant les dépendances ; cependant il voit un psychiatre, c'est déjà beaucoup, il aurait pu tout refuser ; c'est dur, c'est même un sentiment parfois de révolte qu'on peut éprouver, ou d'abandon, de constater que le psychiatre ne veut pas vous aider, alors que vous aussi êtes en peine ; que vous aimeriez sans doute dialoguer avec lui pour comprendre ce qui se passe ; mais là, ce "refus" semble tout à fait déontologique de la part de certains psy, (à mon sens qui "jouent trop" au psy,) mais faisons confiance, car nous ne savons pas exactement de quoi il retourne, et en tout cas, pensez que ce n'est pas dirigé contre vous ; essayez de comprendre cette attitude comme positive à l'égard de votre fils, et pas négative par rapport à vous, cela vous aidera à accepter de "lâcher prise" ; car vous ne pouvez rien faire, de fait , et j'entends bien votre souci très profond, votre angoisse de voir que la vie sociale que vous estimez "normale" comme "payer ses impôts, son loyer," n'est plus vécue par votre fils ; que tout part à vau -l'eau ; vous ne pouvez pas plus faire qu' être à sa place, et même, ce serait un très mauvais plan que de vous substituer à lui pour lui indiquer ce qu'il doit faire ; il est comme " en dehors " pour le moment ; il est mal ; vous ne pouvez pas l'aider ; dans ces souffrances-là, c'est souvent les liens d'enfance, les origines, qui sont les plus malmenés ; donc les pauvres parents... C'est sans doute très compliqué pour vous de l'accepter ainsi dans ses comportements, et d'agir en conséquence ; "lui faire des reproches" n'est sûrement pas la bonne approche, si vous arrivez donc à le voir ; mais je trouve plutôt encourageant qu'il voie sa fille et continue ce lien-là..Et qu'il travaille ; donc tous ses liens sociaux ne sont pas rompus; en somme, tout n'est pas perdu ; raccrochez-vous à ces points positifs, ne vous sentez pas coupables, en plus, vous ajoutant une double peine ; gardez un amour inconditionnel pour lui et cette petite fille..Qui doit être protégée au mieux.. Si vous arriviez à lui faire sentir par quelque moyen, que finalement vous l'acceptez tel quel, dans cette mauvaise passe de sa vie, ce serait sans doute utile à tout le monde et donnerait quelque apaisement
J'aurais envie de lui dire un truc comme ça , comme mère, si je puis me permettre :" je suis triste, très triste de ce qui t'arrive, mais toi, je t'aime.. Et si son père faisait de même, ensemble, ce serait encore plus fort..
Cherchez de ce côté-là..



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