Sophrologie et tabac

Écrit par les experts Ooreka

Pour arrêter de fumer, plusieurs méthodes sont possibles : le substitut nicotinique ou gestuel (fausse cigarette, cigarette sans tabac, etc.) ou les méthodes alternatives comme l'acupuncture, la relaxation ou la sophrologie.

Pour trouver la méthode qui vous convient le mieux, parlez-en à votre médecin ou à un tabacologue.

Sophrologie et tabac : principes

La sophrologie est une médecine non conventionnelle, encore appelée médecine douce ou thérapie alternative, dont le terme vient du grec :

  • « sos » qui veut dire harmonie ;
  • et « phren » qui veut dire conscience.

Le principe est de restituer l'harmonie à la fois dans le corps et l'esprit : on utilise la conscience corporelle pour amener l'esprit à se détendre, on travaille aussi avec la visualisation et la pensée positive.

C'est le neuropsychiatre colombien Alfonso Caycedo qui a défini cette thérapie en 1960 après de longues recherches et expérimentations. D'autres courants se sont ensuite créés et pour éviter toute confusion, on parle de sophrologie caycédienne lorsque l'on utilise sa propre technique.

Sophrologie : efficace pour l'arrêt du tabac

On peut faire appel à la sophrologie pour intervenir dans l'une des différentes phases d'arrêt du tabac :

  • phase 1 : la préparation à l'arrêt du tabac ;
  • phase 2 : le suivi pendant la période de sevrage du tabac ;
  • phase 3 : la période post-sevrage si l'on sent que l'on peut encore rechuter (accompagnement : quelques séances de sophrologie en entretien).

La sophrologie permet de traiter des problèmes :

  • d'anxiété ;
  • de nervosité ;
  • de stress ;
  • de surcharge pondérale ;
  • de tabagisme, etc.

La sophrologie est aussi utilisée dans d'autres domaines comme l'aide à l'accouchement, la préparation sportive, les maisons de retraite, etc.

Déroulement d'une séance de sophrologie pour l'arrêt du tabac

En sophrologie, celui qui consulte n'est jamais passif, contrairement à une séance d'hypnose.

Une coopération entre thérapeute et patient

Le patient travaille en coopération avec le thérapeute :

  • La séance est guidée par la voix du thérapeute
  • Même en état sophroliminal (état entre veille et sommeil), le patient ne perd pas conscience de ce qui se passe dans le cabinet : il est juste en état de relaxation intense, ce qui lui permet de lâcher les diverses tensions du corps et d'être réceptif aux suggestions positives du thérapeute qui l'aideront à arrêter de fumer.

Avant les séances : un entretien préalable

On appelle cet entretien détaillé l'anamnèse. Il dure entre 1h30 et 2h et permet au thérapeute de recueillir le plus d'informations possibles sur le patient pour préparer ses futures séances.

Dans le cas de l'arrêt du tabac, l'entretien portera sur le profil du fumeur :

  • Combien de cigarettes/jour ?
  • Pourquoi a-t-il commencé à fumer ?
  • Depuis combien de temps fume-t-il ?
  • Quel est son niveau de dépendance à la nicotine ?
  • Quelle est sa motivation pour arrêter de fumer ?

Les séances suivantes seront encore précédées d'un petit entretien pour faire le point à chaque fois avec le patient et savoir où il en est dans le processus d'arrêt du tabac.

Relaxation et suggestions positives

Les séances pourront ensuite commencer, avec :

  • la relaxation : détente musculaire, prise de conscience du corps, conscience de la respiration, etc. ;
  • des suggestions positives avec pour objectif de modifier les images mentales du patient par rapport à ses habitudes actuelles de fumeur.

La séance est le plus souvent individuelle dans le cas de l'arrêt du tabagisme, car adaptée à chaque patient selon son niveau de dépendance. L'action de la sophrologie pendant le sevrage tabagique est plus importante sur la dépendance psychologique que sur la dépendance physique.

À noter : comme les autres médecines douces, la sophrologie n'a pas d'effets secondaires ni d'interactions avec les médicaments. Il est donc possible de l'utiliser comme soutien à l'arrêt du tabac conjointement à une autre méthode.

Nombre de séances

Le nombre de séances est variable selon les individus et selon la progression de la thérapie. En moyenne, on compte 1 à 2 séances par semaine. Le traitement dure en moyenne 3 mois selon les cas, mais il peut être nécessaire de faire ensuite un suivi :

  • si le patient ne se sent pas absolument débarrassé de son envie de fumer ;
  • ou s'il se sent encore anxieux ou stressé.

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